"Black Swan" de Darren Aronofsky

Publié le par Pacifisme et Rationalité

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/78/85/13/19541194.jpg

 

"La peau humaine des choses, le derme de la réalité, voilà avec quoi le cinéma joue d'abord." A. Artaud

 

Le Pitch : Nina, danseuse étoile, rêve d'être choisi pour incarner le double rôle du cygne dans le ballet que dirige Thomas Leroy. Très à l'aise avec le rôle du cygne blanc, elle devra faire davantage d'efforts pour incarner le cygne noir.

 

La performance de Natalie Portman a été récompensé aux Oscars et c'est bien mérité, il faut l'avouer. L'actrice est rentré dans le personnage d'une manière brillante qui nous accroche au film tout le long. De plus, elle est très bien entouré avec Vincent Cassel en maître de ballet ambigu, Mila Kunis en petite démon et Barbara Hershey en mère radicalement possessive.

 

La direction d'Aronofsky est impressionnante, ce film est encore un exemple de l'immense palette cinématographique dont dispose le réalisateur qui n'oublie jamais d'y ajouter son grain de sel. L'exercice de style donne un film vraiment oppressant car il nous rapproche de force d'un personnage dont on ne s'identifie pas foncièrement. En plus d'un sound design terrifiant parfaitement traité, Aronofsky nous fait évoluer si près de Nina qu'il est difficile de ne pas être pris dans le tourbillon infernal qui accompagne l'arrivée de la première représentation du ballet.

 

Nous disions qu'il y a un frein à l'identification au personnage par le fait qu'on devine très vite ses troubles psychologiques. Ainsi, l'important n'est plus de traiter le thème de la schizophrénie voilée mais d'envelopper le spectateur d'un cocon angoissant. Le petit bémol que nous avons noté est l'utilisation parfois un peu kitsch des effets spéciaux qui nous font malheureusement sortir du film pendant un instant.

 

En Bref : Un grand film d'angoisse qui s'empare parfaitement des codes du genre, les implante dans une sphère qui devrait être féérique mais qui devient un univers très opprimant par la complexité des individualités et des rapports humains.

 

La Bande Annonce : Ici

Publié dans Cinéma

Commenter cet article