"Biutiful" d'Alejandro González Iñárritu

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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"Nous sommes faits de la même étoffe que les songes et notre petite vie, un somme la parachève" W. Shakespeare

 

Le Pitch : Uxbal, père de deux enfants, vit du trafic de clandestin à Barcelone. Des problèmes de santé et des magouilles dans ses affaires vont changer son regard sur son entourage.

 

On peut rappeler très rapidement que le personnage d'Uxbal a valu à Javier Bardem le Prix d'Interprétation Masculine au festival de Cannes 2010. Et on ne peut que saluer la performance extraordinaire de l'acteur au sein de cette histoire pas vraiment évidente. On trouvera une sincérité à couper le souffle dans son jeu. Dès les premières secondes, le public cerne le personnage, père attentionné malgré le fait qu'il évolue dans un milieu plutôt dangereux.

 

Ce qui frappera le spectateur est l'infini sensibilité qui se dégage du film. Le réalisateur perce l'écran et le coeur d'un seul coup de lance. On se souvient des "émotionnellement intenses" films tels que "Babel" ou "21 grammes" pour ne pas citer le premier. Quand on connaît le travail d'Iñárritu, on sait à quoi s'attendre et le spectateur attentif découvrira que les thèmes de la paternité et de la perte sont une fois de plus intimement liés.

 

L'histoire ne fait pas des étincelles mais la force de ce long métrage réside dans les caractères tellement précis des personnages. La chose en devient presque gênante, observer les protagonistes et leurs histoires tout en comprenant parfaitement comment ils en sont arrivés là sans trouver inévitablement d'écho en nous. Toujours à mi chemin entre partage et secret, Iñárritu jongle habilement pour nous implanter dans le monde de l'émotion et du sensible, même si cela aura un goût tantôt amer et acide tantôt sucré et doux.

 

En Bref : Chef d'oeuvre une fois de plus pour le réalisateur mexicain qui ne cesse de graviter au plus près de l'essence humaine.

 

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