"Wu Music Group presents Pollen : The Swarm, Pt. 3" Wu-Tang Family

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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Cela va faire 17 années que les jeunes apprentis du Wu-Tang sont sorti des 36 chambres Shaolin. Accompagnés de leurs chers affiliés, leurs nouvelles épées sauront elles être tranchantes sans être rasantes ?

 

Ce fameux Wu Music Group, qui a déjà réalisé les Wu-Tang meets Indie Culture, nous sort cette fois ci une sorte de compilations avec encore moins de cohérence qu'une tape. Avantage ou inconvénient, on ne sait pas qui rappe quand on entend un titre (excepté les quelques voix qui ne trompent pas). Les morceaux se suivent et s'enchaînent sans avoir de tronc commun. Le groupe Wu-Tang met à profit sa renommée et nous laisse face à leurs amis, en mode parrainage. Finalement, ce n'est pas un CD du Wu-Tang (par ailleurs, ça ne prétend pas l'être), il s'agit d'une collection de titres avec des apparitions des membres du Wu-Tang.

 

On retrouvera malgré tout le son du groupe sur quelques titres qui se démarquent. "Roll With Killer Bees" fait partie de ces chansons. Des samples très courts qui tournent en boucle et instaure une certaine transe souvent imitée jamais égalée. On notera que la basse n'y est pas pour rien dans "Faced Down" et "No Game Around Here". Ces deux morceaux irradient une seconde moitié d'album de mauvais goût. Le sample de 'The Show Must Go On" sur "The Testimony" fait peine à écouter. On a voulu donner une dimension épique, la chose est manifestement ratée.

 

Les puristes seront ravis d'entendre de nouveau la voix du regretté ODB sur "Dirts The Boogie", un fabuleux cocktail à base de crunk et de Screamin Jay Hawkins. Ravis aussi à l'écoute de "You Must Be Dreaming" où le flow si consistant de Bobby Digital (aka RZA) évolue en milieu onirique, sons ronds et amples mais musique torturée. En revanche "Smooth Sailing", dans laquelle on peut entendre Ghostface Killah, est très banale, nous l'avions déjà entendu sur le premier volume des rencontres avec la culture indie sous le nom de "Biochemical Equation".

 

Dans les bonnes surprises, on découvre le rappeur Johnny Blaze, qui délivre un son mélancolique et battant. Mais l'album n'a rien de bien séduisant excepté le titre. Le CD se termine par une sorte de ballade avec une instru style "Les Feux de l'Amour". Tout ce qui sera grandiloquent dans cet album tombera irrémédiablement à l'eau. Il n'y a aucune crédibilité dans ce travail. De même le son est très étrange, à mi chemin entre grosse production et enregistreur 8 pistes.

 

En Bref : De la poudre aux yeux. Depuis la séparation du groupe et la mort d'ODB, nous avons l'impression que le Wu-Tang essaie de calmer l'ardeur des fans en délivrant ces ersatz d'album où la quantité est privilégié à la qualité...

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