"Tomorrow Morning" Eels

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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Il est désormais bien connu que la meilleure des berceuses est peut être une dose assez forte de procaïne. Attention l'injection par voie intra-veineuse est fortement déconseillée.

 

Seulement 7 mois après "End Times", Eels sort son neuvième album. Une surprise de taille par cette soudaine édition et pour une écoute attentive. L'introduction ne nous dépaysera pas, Eels débute toujours ses albums ainsi.  Mais dès le deuxième titre, on s'égare du chemin habituel. "I'm A Hummingbird" ne comporte pas de batterie pop ni de clavier à la Delia Derbyshire. L'orchestration est à la fois mélancolique et inquiétante. On pourrait croire que le titre s'inspire du début du XXème siècle.

 

Par la suite on entendra du pop rock à la croisée du rock expérimental, avec "This Is Where It Gets Good" par exemple. Pour les fans, on retrouve sans peine la patte sans pareil de Mark Oliver Everett. Pour ceux qui rechignent à l'idée d'écouter toujours la même chose, ils y trouveront tout de même leur compte. Nous ne pouvons pas cacher que la nouvelle direction prise par Eels nous a étonné.

 

Certains morceaux ont aussi pousser l'énergie rock et pop dans leurs premiers retranchements. "Looking Up" tape dans le gospel pur et dur. "The Man" nous rappelle de bons moments passés avec The Velvet Underground. Eels a cette aisance de transformer ses productions en véritables livres de souvenirs. Il est vrai que la voix mélancolique, à la fois cassée et blasée, ajoute à ce coté mémoire.

 

Malheureusement, seule la première partie de l'album est réellement intéressante. Toutes les choses un peu dissonantes disparaissent au fur et à mesure que le CD avance. De plus en plus, on reconnaît des choses qu'on avait précédemment entendu sur les anciens albums. Nous avons eut l'impression que "Swimming Lesson" était déjà sur "Blinking Lights And Other Revelations". Le morceau "After The Earthquake" signale la dégringolade. A partir de ce moment, on retrouve l'univers comptine propre à Eels. Du coup, on s'endort et il faudra se forcer à tendre l'oreille pour trouver de l'intéressant...

 

En Bref : Une première partie pour ceux qui cherchent en Eels quelque chose de neuf, une seconde pour flatter les fans adeptes du tranquille.

Publié dans Musique

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