"The Fall" Gorillaz

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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"C'est aux esclaves, non aux hommes libres, que l'on fait un cadeau pour les récompenser de s'être bien conduits" B. Spinoza

 

La surprise de fin d'année en ce qui concerne le musical a été l'annonce déconcertante de Damon Albarn de l'arrivée d'un nouvel album de Gorillaz pour le 25 décembre. L'aventure Gorillaz ne devait-elle pas être un triptyque selon d'anciennes interviews ? De plus l'ingénieux Albarn en rajoutait en expliquant que l'album serait en téléchargement gratuit en oubliant de notifier qu'il ne le serait que pour les fans officiels (environ 40$ pour une inscription).

 

L'album écoutable en streaming, nous nous sommes tout de même précipités vers ce cadeau. Après la très kitsch "Doncamatic", nous étions plein d'appréhension. Et les premières notes ne nous ont pas rassurées. "Phoner To Arizona" est une ode à la musique créée sur IPad, sonorités affreusement MIDI des années 90. Le vocoder viendra relever le tout. De même "Apparillo" fait resortir le manque d'un passage en studio. On regrettera aussi "Bobby In Phoenix", pâle imitation d'un Gil Scott Heron.

 

Hormis des petites erreurs qui auraient pu ne pas figurer sur l'album, l'ensemble est stupéfiant. La seule réflexion qui nous est venu à la fin de l'écoute est : "Tout ce que touche Damon Albarn se transforme en or". Notre petite préférence ira à "The Snake In Dallas". Dès "Revolving Doors" on se retrouve plonger dans l'ambiance qui nous avait plu dans "Plastic Beach".

 

"The Fall" fera moins ressortir l'influence pop anglaise trop envahissante sur "Plastic Beach". "Little Pink Plastic Bag" nous emmène au milieu d'un mauvais rêve dans une ville trop éclairée style Miami. On appréciera aussi le fait que l'album soit réalisé à la manière d'un set de DJ. Tous les éléments se lient pour former un voyage sans embûches et cela masque parfaitement le fait que les morceaux ont été composés dans des conditions très variables.

 

En Bref : On attend la sortie du CD avec impatience, la qualité des productions de Gorillaz est quasi irréprochable. Le plus gros défaut de cette sortie prématurée est l'absence du design de Jamie Hewlett. Damon Albarn passe au premier plan devant le groupe virtuel : faute grave à notre humble avis.

 

L'écoute de "The Fall" se fait ICI.

Publié dans Musique

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