"Shutter Island" de Martin Scorsese

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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Impossible de passer au travers du plan communication de ce film, allons voir ce qu'il en est.

Le pitch : Edward Daniels, un marshall américain, part sur Shutter Island pour enquêter sur l'étrange disparition d'une patiente de l'hopital psychiatrique. Il sera confronté à l'île et ses mystères.

Une nouvelle collaboration entre Scorcese et Di Caprio qui fonctionne. Le jeu des acteurs est troublant. Di Caprio s'améliore avec l'âge, ne joue plus de sa gueule d'ange. La mise en scène est plus qu'efficace, pour un film qui va durer 2h17, c'est plus qu'important. On entre facilement dans l'histoire et l'intrigue. On notera une photographie très travaillé sur certains plans, la scène dans le bloc C en est un bon exemple. La météo orageuse et dévastatrice devient un personnage du film par sa présence et la manière dont elle est filmée.

Petit bémol, la musique du début du film est trop cliché. De bons gros cors bien lourds et bien gras censés peser sur le spectateur : trop grandiloquent. On veut trop nous imposer cette image d'un lieu chargé d'histoires sombres. On pourra penser à l'atmosphère mille fois plus pesante de "No Country for Old Men" de frères Coen ; pas de musique durant tout le film, sensation d'oppression incontrolable, car le silence est de mise tout le long même pour des scènes normales. On appréciera cependant les petits motifs de basse récurents.

En bref : un excellent film, retournant, déroutant qui ne révolutionne pas le genre mais qui fait parti du haut du podium. Après tout on aime bien être bousculé dans notre environnement cinématographique insipide.

Publié dans Cinéma

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