"Phosphene Dreams" The Black Angels

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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Décryptage incestueux d'une scène liturgique, ils l'ont souhaité lors des fabuleuses Electric Kool-Aid Acid Test loin de se douter que le mouvement serait cyclique.

 

Ne nous mentons pas, ne nous le cachons, la vague psyché fait son grand retour et elle fait des ravages en ces années de vaches grâces. Il faut avouer que The Black Angels ne font pas de la figuration dans ce revival détonnant. Après deux albums assez différents celui-ci pourrait faire office de synthèse. On y retrouvera bien entendu toute l'orchestration propre aux Doors mais avec une guitare plus proche d'un son californien (même si les membres sont texans).

 

La voix d'Alex Maas est un savoureux mélange entre Ian Curtis et Lou Reed époque "The Gun". Elle semble nous parvenir de très loin. Dès lors on a l'impression de faire un voyage dans le temps, un retour aux racines de cette musique rock chargée en harmoniques. Comme si l'album nous avait échappé à l'époque de sa sortie. A ce titre, "River Of Blood" fait ressortir des sonorités des années 60.

 

Malgré tous ces points communs avec cette musique cinquantenaire, The Black Angels choisissent une construction un peu différente des formes de l'époque. Pas de morceaux de 15 minutes, pas de solos qui s'éternisent, en bref pas du Grateful Dead. La structure des chansons est assez imprévisible. Le revirement de "True Believers" est à tomber. Quant à "The Sniper", le couplet et le refrain se font face à face.

 

Le couple guitare / synthés est ultra efficace. Leurs timbres s'imbriquent et se séparent habilement. "Bad Vibrations" en est un bon exemple. Le combo gater / disto est définitivement à la mode aussi, nous vous en parlions récemment avec Warren Ellis. De même le couple basse / batterie est emblématique de la façon de faire du psyché. Ces deux instruments pose la base d'une répétition profonde.

 

En Bref : Excepté le titre "Telephone" qui lorgne trop du coté twist, l'ensemble est convaincant. The Black Angels montrent qu'il n'y a pas besoin de faire des étincelles pour réussir parfaitement un album.

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