"Interpol" Interpol

Publié le par Pacifisme et Rationalité

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Peut être que le plus impressionnant avec Interpol est la capacité à demeurer apolitique ou alors l'opposition au "Terrorisme, Radicalisme, Extremisme et Violence Internationale".

 

Voilà seulement une dizaine d'années que le groupe Interpol sévit sur la scène internationale mais le groupe semble faire preuve d'une certaine maturité. Après le fantastique "Turn On The Bright Lights" en 2002 sorti chez Matador, le groupe a joui d'une bonne renommée. Pour cette rentrée 2010, le groupe prône un retour aux sources et c'est avec un album éponyme qu'ils revendiquent leurs nouvelles compositions.

 

On retrouve assez vite la patte des new yorkais. Les grandes nappes d'accords sont assurés par une guitare saturée. On appréciera aussi la voix de Paul Banks, saisissant mélange entre Ian Curtis et Robert Wyatt. On discernera allègrement ce timbre à la fois glacial et réconfortant. Et dès "Success", l'album décolle sans tarder. Une sensation étrange nous envahit, on se sent planer mais impossible de se souvenir de l'envol, comme si on avait été projeter directement sans préliminaires dans ce voyage.

 

Hélas, suite au second titre "Memory Serves", l'intérêt décroît très rapidement. les morceaux se ressemblent beaucoup. On n'en perd pas pour autant l'énergie. Le son se veut peut être trop chaleureux. Le clavier de "Summer Well" est d'une platitude peu professionnelle. Et d'un seul coup, on écoute du mauvais U2. Panne d'inspiration très vraisemblablement. Les titres 3 à 5 sont peu recommandables.

 

Puis l'album retrouve un second souffle avec une chanson qui sort un peu des sentiers battus : "Always Malaise (The Man I Am)". On se retrouve dans une ambiance plus proche des premiers émois malgré cet éternel défaut du son piano. On aimera la guitare de "Try It On" si on apprécie la fin des morceaux de Mogwai. Pour nous qui aimons la circularité, "Safe Without" sera notre coup de coeur.

 

Pour clôturer ce nouvel opus, Interpol nous offre une fin en deux épisodes. "All Of The Ways" et son rythme très lancinant fend littéralement le coeur. Tout parait lointain et on perdra aisément ses repères. "The Undoing" finit l'album plus traditionnellement. Sur une note d'espoir, petit bémol après l'explosion de "All Of The Ways".

 

En Bref : Un bel album pour les New Yorkais même si des erreurs de parcours viennent entacher l'ensemble. Il va leur falloir trouver un grain plus spécifique pour nous régaler d'avantage.

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