"Alice aux pays des merveilles" de Tim Burton

Publié le par Pacifisme et Rationalité

http://images.allocine.fr/r_760_x/medias/nmedia/18/69/73/20/19212735.jpg

 

L'histoire fabuleuse de Lewis Carroll adapté par le fantasque Tim Burton est diffusé actuellement pour les plus grandes masses bien massées, bien polies.

 

Le Pitch : 13 ans après cet étrange rêve, Alice retourne aux pays des Merveilles au détour d'un kiosque. Elle redécouvrira un paysage fantastique peuplé d'étranges personnages aux caractères changeants. Malheureusement la Reine Rouge sème la terreur d'une main de fer tyrannique.

 

Nous ne parlerons pas de l'aspect graphique de ce film qui nous a totalement déçu mais cet avis n'est pas objectif. Les personnages ne ressemble pas à ce que l'ancienne adaptation Disney nous avait proposé. Un chapelier fou trop jeune, roux avec de grands yeux vides. Un dodo qui a perdu toute son aura et se trouve reléguer au rang de grosse poule bleue. Une chenille boiteuse qui se prend pour l'Oracle avec une majuscule. Une Alice qui n'est plus sure d'elle et pour finir un chat du Cheshire revenu à la raison qui ne joue plus d'incessants démembrements. En revanche le personnage du Lièvre de Mars est parfaitement réalisé.

 

Permettons nous de maintenant basculer vers l'histoire du film qui est tristement bateau. Je ne dévoilerai pas l'intrigue bien qu'elle soit relativement simple. Burton n'a pas eu d'idées cette fois ci, il n'en plus depuis quelques temps d'ailleurs. Héroïque jusqu'au bout des ongles, on a perdu la tension qui émanait du véritable dédale de la version antérieur. Alice va sauver le pays des Merveilles, musique s'il vous plait.

 

Le tout est bizarrement interprété. Anne Hathaway en Reine Blanche surjoue la carte de la préciosité. Johnny Depp campe un Chapelier fou attendrissant et plein de belles volontés. Au contraire le rôle de la Reine Rouge est interprété avec brio par Helena Bonham Carter. Les choeurs d'enfants aux voix sardoniques qui peuplent la musique sont infectes. Ils étaient adaptés à "Charlie et la Chocolaterie" mais certainement pas à Alice.

 

En Bref : Un film pas brillant du tout. Il fallait se pencher beaucoup plus sur l'univers de Carroll et nous amener de nouveaux éléments inconnus. L'ouvrage est de taille et Tim Burton se sert simplement des personnages et de l'univers (qui entre nous ne casse pas trois pattes à un canard) pour créer une fable grotesque dont toutes les cartes sont connues dès le début du film.

 

Mention Spéciale : Rebute à l'idée de voir les prochains films de Tim Burton.

 

Bande Annonce

Publié dans Cinéma

Commenter cet article